Piscine

Le kaléidoscope des mots,
La chaleur solaire, les bruits d’eau,
Douces parenthèses paternelles
A neuf cents kilomètres d’elle.

De logique il n’est pas question,
De passion et de raison juste,
C’est une belle femme entière,
Que j’aime d’étrange manière.

Éloigné je me veux plus près,
De cette femme si tendre,
Cœur que je ne veux pas rendre,
Que mon âme aime
depuis des années

Pourront nous voir un jour l’étrange,
Amour, libre, indompté vivre
Des accords à milles mélanges,
A ne plus pouvoir qu’en rire ?

Des quais

J’ai encore dans les yeux, ce train
Qui, a toute vitesse file au loin
Et, planté en pleine la nature,
Mon coeur, en pleine déconfiture.

A la fois raison et passion,
Mon âme, mon coeur épris d’elle
Rythment la vie, changent les saisons
Transgressent nos vies parallèles.

Elle est partie, elle chez elle
Moi chez moi, loin, ce matin,
Mais je me glisse encore en elle,
Sa peau sur moi, ses mains, ses seins.

Son sourire, son corps, ses yeux,
Vies partagées, liaisons intimes,
Son talent à me rendre heureux,
Le rythme, des illégitimes.

« Ne t’attaches pas trop, toi, cette fois »
M’étais-je dis, sans trop y croire,
Elle a sa vie , elle, toi ici,
Je ne peux pas m’y résoudre.

Un jour, dès l’aube je partirais,
Pour enfin faire mon existence,
Pour ne plus avoir de regret,
Pour ce dessein, à elle, je pense.

La quarantaine

Mais alors que tu t’approches de la quarantaine,
Que tes cheveux sont rares, sang creux et valises pleines,
Tu laisses l’amour que tu ne pourrais arracher,
Ethylique, résignées, tes années sont passées.

Dans de piètres duels, solitaires et nocturnes,
Tu joutes avec toi même, sans partenaire, ni uké,
Tu jouis seul, des gouttes, concentrées d’éternité,
Il n’en restera rien dans ta petite vie diurne.

Entre bureau, enfant et femme indécise,
Tu le cherche le trésor, l’âme, la terre promise,
Et quand tu la foules, la cultive et la quitte,
Ca n’a rien d’un échec, mais bien une belle mise.

Car il n’y a que ça, qui compte pour ton coeur,
Se dire qu’un jour lointain, ou prochain qu’importe,
Les pleurs, les heurts, les malheurs, toi feuille morte,
Auront été le terreau d’un autre bonheur.

Partagé

Qui m’aura fait veiller si tard ?
Moi levé dès potron-minet,
Vers mon bourreau repars,
Loin d’une vie pourtant souhaitée.

Des jardins secrets bien gardés,
J’en ai, elle en a, exclusifs
Silences, mensonges et vérités,
Barrières de bois sur des récifs.

Lui ai-je dis que le temps tueur
Éventre les vices, les ardeurs,
Et que dans ma vie j’éspère,
Ne pas arrêter de lui plaire ?

Des messages numériques,
Je m’épanche sur ce clavier,
Le réseaux, regards obliques,
Lui ai-je écris que je l’aimais ?