Suspendu #3

Alors que les feuilles vieilles s’en vont,
La capitale indépendante,
Théâtre de tant de passions,
Je noie mes passions rampantes

Le vent froid du nord, quart nord-est
Faiblissant, n’apporte lumière
Le froid de l’annoncé hiver
La peur des êtres qui protestent.

Là, un gouffre qui m’ouvre les bras,
Ici, montagnes écrasantes,
Libre, hésitant et à l’étroit,
Mes antécédents décadent

Du bois, des rythmes syncopés,
Des mots aimés et attendus,
Seras-tu là le jour venu ?
Je n’aurai plus peur de juillet

Je vais par là (mots proposés 1)

Je vais par là et toi, si tu tournes la tête

Bien malencontreusement, choisissant l’autre sens,

Il serait bien possible, peut-être même est-ce un fait,

Que nos lèvres se touchent, par simple inadvertance

 

Un baiser qui dérape vers une pensée secrète

Enfin croquer ta bouche serait ma délivrance

Tes yeux se fermeraient, ma langue serait prête

A inviter ton cœur, à rompre nos silences

 

Un soir de février, nos regards se rencontrent

Se découvrent à nouveau, se lient et se confrontent

Toujours avec douceur, promettant de s’aimer

 

Je revis la caresse de ta main sur ma joue

Nos murmures qui s’étreignent, la fièvre partagée

Toi et Moi immortels et l’Infini du Nous

 

 

 

 

Lendemain 

Exclue de celles que j’aime ou que j’ai tant aimées,

Je mènerai aujourd’hui, une vie triste, détachée,

Faite de très belles musiques, de rêves tristes exaucés

Espérant que demain, amour et intérêts 

Nous conduisent l’un vers l’autre, unisson accordé

Les regrets digérés, nous puissions nous aimer

Récit proche

Pas facile, mais je persévères,
Agile, parfois, je perds mes vers
Nous le payons, on perd sévère,
Dans la grosse pomme, ils percent les vers.

Il y a vingts ans, on s’est plus
On s’écrit et se voit, on se plait,
Je pourrais chaque jour t’appeler,
Mais malgré ça, on ne sait plus.

Tu panses mes mots de l’âme ou
Je vois les choses de l’art venir,
Souhaitant pour nous un avenir,
Nourrir et vivre notre amour.

Tout autant que je suis en vie,
Te donner à toi mon âme, ou
De tout mon être, j’en ai envie,
Vouloir respirer notre amour.

En attendant mon vol

Sur les trottoirs gris anonymes,
Dans cet hôtel blanc espagnol,
Des passants là pantomimes,
Je t’écris et attend mon  vol.
J’ai hâte de te revoir, tu sais,
Je veux t’embrasser comme jamais,
Sentir la peau de celle que j’aime
Celle que tu as toujours été.
Sur mes sentiments, ma douce
Le temps n’a qu’un effet partiel,
Ma bouche effleurera ta bouche,
Tu es toi, unique et Rachel

En capitale

20/11/2015

Ca fait longtemps qu’on se connait,
Toi et moi et combien d’automnes
Faudra-t-il à l’ogre muet,
Pour tuer mes amours atones.

Oh toi, la grande ville capitale,
Paris, les gens que tu avales,
Sais tu au moins qui tu manges ?
Ceux qui en sortent, un jour, se vengent !

Laissés seuls sur le quai d’une gare,
Ils hantent et arpentent tes rues,
Pour nous tu n’as aucun égards,
Tu nous manges et nous recraches, nus.

Où étais-tu?

Et si les noms, sur grand écran,
Défilent dans le noir doucement
Repensant à l’histoire, tu vois,
Les lourds souvenirs d’autre fois

Péripéties, tords redressés,
Prisme opaque que tu étais 
Absente, présente ou bien perdue,
Que dois-je, penser de ce vécu ?

Qu’en était il quand tu disais,
Que mon père à moi tu l’aimais,
Quand vous dormiez dans cette chambre,
Sœur,frère et moi sombrions ensemble.

C’est terminé, le film tout vu,
Comment avons nous tous tenu ?
Notre histoire faite par des menteurs,
M’a protégé de vos malheurs

Je sais bien qu’elle fût ta souffrance
Elle est mienne aujourd’hui je pense
J’y songe souvent, tenant leur mains,
Futures adultes, petits bambins.

J’attend déjà leurs lettres et mots,
Me demandant, comme moi à toi,
Plume de larmes, rivière de sanglots,
« Mais quand est-ce que tu reviendras ? »