Des quais

J’ai encore dans les yeux, ce train
Qui, a toute vitesse file au loin
Et, planté en pleine la nature,
Mon coeur, en pleine déconfiture.

A la fois raison et passion,
Mon âme, mon coeur épris d’elle
Rythment la vie, changent les saisons
Transgressent nos vies parallèles.

Elle est partie, elle chez elle
Moi chez moi, loin, ce matin,
Mais je me glisse encore en elle,
Sa peau sur moi, ses mains, ses seins.

Son sourire, son corps, ses yeux,
Vies partagées, liaisons intimes,
Son talent à me rendre heureux,
Le rythme, des illégitimes.

« Ne t’attaches pas trop, toi, cette fois »
M’étais-je dis, sans trop y croire,
Elle a sa vie , elle, toi ici,
Je ne peux pas m’y résoudre.

Un jour, dès l’aube je partirais,
Pour enfin faire mon existence,
Pour ne plus avoir de regret,
Pour ce dessein, à elle, je pense.

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