Désobéissance et Ingénuité

Dégoût d’aller plus loin, d’affirmer sous contrainte
Refus d’être un mouton attendant qu’on le tonde
Réexpérimenter et découvrir le Monde
Tu dirais enfin « Non », j’ignorerais La Crainte

 

Costard aux oubliettes ! Le boulet à ton pied
Se perdrait aux canons à fleurs des pacifistes
Que tu restes toujours malgré ceux qui insistent
A te rendre sérieux, rapace et formaté

 

Je goûterais au pain tout frais de l’innocence
Me rappelant l’arôme d’un passé doucereux
Flânerais au hasard, souriant à qui veut
Dans les champs des possibles d’une vie qui recommence

 

La Désobéissance et l’Ingénuité
Le Blanc de la candeur, Le Rouge de la révolte
Déclinaison en mieux de « jeunesse désinvolte »
C’est peut-être illusoire, mais j’adore y songer…

 

Tu me prendrais la main, peur de rien, moi naïve
Tu me ferais l’amour pour la première fois
Femme prude, Homme libre ! Gentil loup, petite oie
Épris du cœur de l’autre, unis quoi qu’il arrive

 

La nostalgie me tient, pourtant c’est indéniable,
Je suis branchée sur pile à défaut d’insoumise
Mon cœur veut pas vieillir les miroirs me le disent
DLUO rompue, ado non périssable

 

Ton rire est tout pareil, tes yeux brillent de malice
Et quand je plonge en eux, bouillonne le teenager
Je voudrais m’y résoudre, mais il n’y a pas d’erreur
Malheur à tous les êtres dont les âmes grandissent

2 commentaires sur “Désobéissance et Ingénuité

  1. Je ne veex pas me répeter, et je ne veux pas te dire encore une fois quel talent tu as. Et tu en as beaucoup.

    Tu penses bien que la thématique ne peux me laisser de marbre. Nous sommes dans des âges où on se souvient de ce qu’était être adolescent, sans vraiment savoir ce qu’est être un vieux, vraiment.

    En lisant ton poème, j’ai eu ce reflexe (on ne se refait pas) de penser à cette chanson : https://open.spotify.com/track/2mdNEorLaUk6cMEZOvJxRI . Tu trouveras les paroles ici : https://genius.com/Everclear-summerland-lyrics . C’est une chanson d’un groupe passé dans l’oubli, mais à laquelle je repense et que j’écoute régulièrement.

    Cet esprit ne m’a jamais quitté réellement et, pour te connaitre, je sais que toi non plus. C’est une des choses qui me plait chez toi. Les paroles de cette chanson parlent pour moi.

    Il y a fort fort longtemps, ma mère (oui, elle) m’a dit qu’on passait la majeure parti de sa vie à enterrer l’adolescent qu’on était. Je pense que c’est de la pure connerie. Je pense que c’est la meilleure manière de passer à côté, de sa vie.

    Nous étions assis sur une couverture, sous un arbre, dans une prairie et nous allions nous quitter, toi dans le train et moi dans ma voiture. C’était il y a deux ans ? Trois ?
    Je te disais cela. Je te vois comme à 17 ans. Je te verrai toujours comme ça, Belle, hésitante mais pleine de beaux questionnements, de talents, d’espiègleries et même de mystère. Je t’ai toujours connu comme ça. Je t’aime comme ça.

    Je suis amoureux de toi, comme ça, Rachel.

    La désobeissance et l’ingenuité… Mais qui a parlé d’obéissance ? Nous obéissons parce que nous le voulons bien.
    On m’a taxé d’inconstance, d’instabilité, même de « senior ». Je ne suis rien de tout ça, je suis juste mon fil, je sais où je vais (à peu près).

    • « nous obéissons parce que nous le voulons bien »: j’avais le sentiment qu’on te forçait à le vouloir, justement.
      Si j’utilise le mot « ingénuité », je pense que c’est ce temps que je regrette un peu. J’ai choisi la « désobéissance » pensant que ce serait peut-être ce que tu recherches, toi. C’est ma propre vision et elle n’engage que moi.
      Peut-être est-ce un autre sentiment, un autre substantif qui conviendrait mieux à tes aspirations. Quel serait-il ?

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