Fantasme récurrent…

… Eveillée.

 

Hôtel.

Toi. Moi.

De la musique un peu forte dans la chambre voisine

Entrer dans la tienne, devenant nôtre

Refermer la porte, se tenir contre elle

Je te regarde

Tu souris

Ta main caresse ma joue, puis plonge dans mes cheveux

La mienne enlace ta nuque, l’autre frôle ta poitrine

Doucement, un baiser

Un deuxième, plus appuyé

Ta langue cherche, trouve la mienne

Puis la capture de tendresse, s’enfièvre au contact,

M’incite

A mordre tes lèvres,

Rien que cela… Rien que cela

M’excite

Déjà… Déjà…

Tremblent mes doigts

Sur toi, chemise blanche,

« Déjà ? Doucement… Plus doucement… »

La demoiselle est si pressée,

« Si je ne te connaissais pas, on jurerait presque… »

Puis le murmure, consentant, intrigué finalement,

Te déshabille, plus habilement, moins maladroit,

T’exécute, sur injonction

Je fais de même, mes fringues à terre,

Te laisse achever, c’est un délice, par ce qui me couvre encore.

Un geste net, explicite. Dernière étoffe au sol.

Soupir. Désir.

A assouvir. Maintenant. Je supplie.

Petit oiseau blessé ? Les regards changent. Ca brille.

 

L’envie.

 

Qui grise, qui libère, comme un verre.

« Si peu, pourtant… Si peu… »

Qui trouble, enivre.

Si je dis chaleur, tu réponds moiteur.

Viens la goûter, la toucher, à genoux

Buccal, digital, que je te réponde

En voix étouffée, gémissements non retenus.

La suite est pour toi, sexe qui bande.

Dégustation, à genoux, des chairs et peau,

Forme oblongue, qui se tend

Tu te détends, je prends mon temps

Puis vite, vite,

Je ne pourrai plus éviter l’idée

De te laisser me relever

Pour me prendre là, à même la porte, debout,

Tu n’as besoin que de relever ma cuisse,

Aller, venir, au gré de la musique derrière le mur.

Personne ne nous entend, personne,

Alors que je gémis « Encore ! », que tu me l’accordes des yeux.

 

L’amour. L’envie.

J’y pense alors que j’écris

Fantasme latent.

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