La quarantaine

Mais alors que tu t’approches de la quarantaine,
Que tes cheveux sont rares, sang creux et valises pleines,
Tu laisses l’amour que tu ne pourrais arracher,
Ethylique, résignées, tes années sont passées.

Dans de piètres duels, solitaires et nocturnes,
Tu joutes avec toi même, sans partenaire, ni uké,
Tu jouis seul, des gouttes, concentrées d’éternité,
Il n’en restera rien dans ta petite vie diurne.

Entre bureau, enfant et femme indécise,
Tu le cherche le trésor, l’âme, la terre promise,
Et quand tu la foules, la cultive et la quitte,
Ca n’a rien d’un échec, mais bien une belle mise.

Car il n’y a que ça, qui compte pour ton coeur,
Se dire qu’un jour lointain, ou prochain qu’importe,
Les pleurs, les heurts, les malheurs, toi feuille morte,
Auront été le terreau d’un autre bonheur.

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